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Dons d’organes et de tissus à visée thérapeutique


Dans le cadre du programme de santé Publique, tous les établissements de santé doivent promouvoir le don d’organes et de tissus à visée thérapeutique. Un grand nombre d’organes peuvent être donnés et permettre ainsi de sauver des vies humaines ou améliorer grandement la qualité. On peut réaliser des prélèvements sur personnes vivantes (rein). 


La pénurie d’organes

Le principal obstacle à la greffe 

La greffe est le remplacement, au moyen d’un acte chirurgical, d’un élément du corps humain qui ne fonctionne plus par un élément du corps humain qui fonctionne correctement. Cette technique envisagée par les médecins lorsque plus aucun autre traitement ne marche. est le manque persistant d’organes disponibles, malgré la hausse régulière des prélèvements.

Pour combler ce déficit d’organes, deux voies : le prélèvement de nouveaux profils de donneurs et la lutte contre les refus « par précaution ». Aujourd’hui, près d’un prélèvement possible sur trois est refusé. Le refus émane le plus souvent de familles qui, ne connaissant pas la volonté du défunt, préfèrent refuser le don.

Quand on parle de don d’organes ou de tissus, on fait référence à la volonté de la personne qui va être prélevée. Quand on parle de prélèvement, on fait référence à l’acte médical qui est rendu possible par le don. En France, le prélèvement ne peut pas se faire sur une personne qui était contre le don.


L'augmentation des besoins en greffons 

De 2000 à 2008, la greffe d’organes a connu un essor sans précédent en France. Le nombre de personnes prélevées a augmenté de 54 %, le nombre de greffes de 44 %. Malgré cela, le besoin en greffons ne cesse de croître et la hausse de l’activité ne suffit pas à le couvrir. En 2008, 218 patients sont décédés faute de recevoir un greffon.

Le greffon est le terme général qui désigne l’élément du corps humain qui doit être greffé. Cela peut être un organe, un tissu ou encore des cellules.

L’augmentation des besoins de dons d'organes et de tissus découle en premier lieu du succès de la greffe. Cette technique médicale est en effet de mieux en mieux maîtrisée, avec des résultats en termes de durée et de qualité de vie en constante progression. Les situations dans lesquelles une greffe est recommandée sont de plus en plus nombreuses et diversifiées.

Par ailleurs, le vieillissement de la population favorise les problèmes de santé aboutissant à une greffe. Chaque année, le nombre de personnes inscrites en liste d’attente progresse. Actuellement, l’attente des patients peut durer des mois, voire des années.


La lutte contre la pénurie

Moins de 1 % des personnes qui meurent à l’hôpital sont en état de mort encéphalique ; or cette source d’organes représente actuellement 95 % des greffes réalisées en France. La mort correspond à la destruction totale et irréversible des fonctions de l’encéphale, à savoir l’ensemble formé par le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral.

Le constat de mort repose sur trois observations cliniques : l’absence totale de conscience et de mouvements, la disparition totale des réflexes du tronc cérébral, l’absence de respiration spontanée.

L’Agence de la biomédecine soutient donc le prélèvement d’organes sur d’autres catégories de donneurs : les donneurs vivants et les donneurs décédés après un arrêt cardiaque.

Néanmoins, ces pratiques ne permettent pas de venir à bout du problème de pénurie. Elles concernent quasi- exclusivement le rein. Par ailleurs, elles se limitent à des contextes particuliers : le cercle familial du malade pour le don du vivant ; les hôpitaux qualifiés et équipés pour le prélèvement après un arrêt cardiaque mortel.
Toutes les sources de greffons doivent donc être utilisées au meilleur de leur possibilité
S’agissant des défunts en état de mort encéphalique, le recensement plus systématique des donneurs potentiels dans les différents services hospitaliers a permis une progression sensible des prélèvements ces dernières années. En 2008, 3 181 défunts susceptibles d’être prélevés ont été signalés par les équipes médicales, soit une hausse de 58 % par rapport à 2000.</>


Un enjeu clé : limiter le refus du don d'organes des familles «par précaution»

Tous les défunts en état de mort encéphalique qui sont recensés dans les services hospitaliers ne sont pas prélevés. En 2008, seuls 49 % l’ont été.

Don d'organes : pourquoi un tel écart ?

Certains défunts en état de mort encéphalique ne peuvent être prélevés pour des raisons médicales ou logistiques. Pour d’autre, le prélèvement est refusé. Soit par le défunt lui-même, qui s’était inscrit au registre national des refus ou qui avait signalé son opposition à ses proches. Soit par la famille qui, faute d’information sur le choix du défunt, refuse le prélèvement d’organes sur leur proche. Actuellement, près d’un prélèvement possible sur trois est refusé.


Qui peut faire un don d'organes ou de tissus ?

Il n'y a pas d'âge limite pour le don d'organes ou de tissus.

Quand on parle de don d’organes ou de tissus, on fait référence à la volonté de la personne qui va être prélevée. Quand on parle de prélèvement, on fait référence à l’acte médical qui est rendu possible par le don. En France, le prélèvement ne peut pas se faire sur une personne qui était contre le don. d’organes : adolescents comme retraités, tout le monde peut donner son accord au prélèvement d’organes et de tissus sur son corps après la mort.
La mort correspond à la destruction totale et irréversible des fonctions de l’encéphale, à savoir l’ensemble formé par le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral.

Le constat de mort repose sur trois observations cliniques : l’absence totale de conscience et de mouvements, la disparition totale des réflexes du tronc cérébral, l’absence de respiration spontanée.Aucun problème de santé ne constitue non plus un obstacle a priori au don.
Pour les mineurs, l’autorisation des parents ou des tuteurs légaux est indispensable au don d'organes et de tissus.


Dons d'organes et tissus : tous les âges sont concernés

Aujourd’hui, le prélèvement est possible à tous les âges. S’il est vrai qu’un cœur est rarement prélevé après 60 ans, les reins ou le foie peuvent l’être sur des personnes beaucoup plus âgées. 29 % des reins greffés proviennent aujourd’hui de donneurs qui ont plus de 60 ans.

Inversement, quand un enfant décède, ses parents peuvent tout à fait autoriser le prélèvement de ses organes. Leur petite taille permettra vraisemblablement de greffer un autre enfant. En 2008, 2,2 % des donneurs avaient moins de 16 ans, 30,1 % de 16 à 45 ans, 34,2 % de 46 à 60 ans et 33,5 % plus de 60 ans


Aucun état de santé n’est un obstacle a priori

Il n’y a pas de conditions de santé à remplir pour donner. Le prélèvement peut être envisagé même sur certains donneurs sous traitement médical, ou qui ont des antécédents médicaux lourds. Les médecins sont seuls juges, au cas par cas, de l’opportunité du prélèvement.

Le cas des mineurs
Jusqu’à 18 ans, ce sont les parents ou les tuteurs légaux qui prennent la décision de prélever. Néanmoins, si l’enfant avait fait part d’une volonté personnelle sur le don d’organes, dans la plupart des cas, elle est prise en compte.


L'agence de la biomédecine

Intervention de l'agence de la biomédecine

L’Agence de la biomédecine est un établissement public national qui dépend du ministère de la Santé. Elle a été créée par la loi de bioéthique d’août 2004. Elle intervient dans 4 domaines :

  • le prélèvement et la greffe d’organes, de tissus et de cellules
  • l’assistance médicale à la procréation
  • le diagnostic prénatal et génétique
  • la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires

Par son expertise, elle est l’autorité française de référence sur les aspects médicaux, scientifiques et éthiques relatifs à ces activités.
En matière de prélèvement et de greffe d’organes, l’Agence :

  • gère la liste nationale des malades en attente de greffe
  • coordonne les prélèvements d’organes, ainsi que la répartition et l’attribution des greffons
  • garantit que les organes prélevés sont attribués aux malades en attente de greffe dans le respect des critères médicaux et des principes de justice
  • assure l’évaluation des activités médicales

L’Agence de la biomédecine est aussi chargée de développer l’information sur le don, le prélèvement et la greffe d’organes, de tissus et de cellules.
Pour en savoir plus : www.agence-biomedecine.fr

Jusqu’à 18 ans, ce sont les parents ou les tuteurs légaux qui prennent la décision de prélever. Néanmoins, si l’enfant avait fait part d’une volonté personnelle sur le don d’organes, dans la plupart des cas, elle est prise en compte.


Les associations militant pour le don d'organes

Les fédérations d'associations de personnes greffées
  • AIR CDOC (Association de Lutte contre l'Insuffisance Rénale Chronique et pour la promotion du Don d'Organes en Corse)
  • AIRG-France (Association pour l'Information et la Recherche sur les maladies Rénales Génétiques)
  • COTRAL (Coordination des Transplantés d'Alsace)
  • FFAGCP (Fédération Française des Associations des Greffés du Cœur et des Poumons)
  • FNAIR (Fédération Nationale d'Aide aux Insuffisants Rénaux)
  • Trans-Forme (Association fédérative française des sportifs transplantés et dialysés)
  • Trans-Hépate (Association nationale des déficients et transplantés hépatiques)
  • UNADSB (Union Nationale des Associations des Donneurs de Sang Bénévoles, de la Poste et de France Télécom)


Liens complémentaires

Retrouvez également des liens complémentaires pour en savoir plus sur la biomédecine, le don de moelle osseuse et le don du sang :