image générique Mont-Louis

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Epicondylite ou tennis-elbow

Le terme d'épicondylalgie chronique est mieux adapté car il correspond à un surmenage des muscles épicondyliens.

Dr Patrick HOUVET/I.F.C.M

Qu'est ce que le tennis-elbow ?

Le terme de tennis-elbow ne résume pas a lui seul l'ensemble de la pathologie douloureuse chronique du coude. Le terme d'épicondylalgie chronique est mieux adapté car il correspond a un surmenage des muscles épicondyliens.
Les autres douleurs chroniques du coude représentent de véritables enthésopathies d'ou le terme d'épitrochleite, tendinite, olécranite, etc.

L'epicondylite est de loin l'atteinte la plus fréquente puisque plusieurs études ont montrée que 50% des joueurs de tennis présentaient au moins une fois une épicondylite avec une durée moyenne de deux ans et demi, mais le sport et en particulier le tennis n'est pas spécifique des ces lésions du coude.A des degrés variables, 3 types de lésion peuvent s'associées pour provoquer une épicondylalgie :

une tendinopathie d'insertion ou enthésopathie.
En raison de l'insertion du cône des muscles épicondyliens, zone de faiblesse musculaire, et en raison de la stabilisation du coude par les épicondyliens en
extension, l'épicondylite est une véritable pathologie de la préhension qui est donc a relier avec le volume du manche, du marteau ou de la raquette.

arthropathie huméro-radiale, car le surmenage mécanique peu engendrer des
lésions cartilagineuses et pen articulaires.

pathologie du nerf radial créant un véritable syndrome canalaire par un
épaississement de l'aponévrose du court supinateur ou arcade de Frohse.
Cette atteinte neurologique est très rare, représentant 5% des épicondylalgies.

Quels sont les symptômes de l'épicondylite ?

Le diagnostic est clinique par la palpation qui retrouve une douleur épicondylienne irradiant vers l'avant bras sur le relief de l'épicondyle le plus souvent a 2 cm sous le relief osseux sur le tendon d'insertion.
Trois tests spécifiques réveillent et aggravent la douleur épicondylienne.
Ils sont recherchés, coude en extension complète, position de tension maximale des muscles.

Il s'agit de :
extension contrariée du poignet
supination contrariée
extension contrariée du majeur et de l'index

Quels sont les examens complémentaires utiles ?

Les examens complémentaires font la part de ces 3 syndromes.
La radiographie recherche des micro calcifications intra tendineuses.

L'EMG est essentiel au diagnostic de neuropathie mais il est rare que des signes neurogènes soient détectés.

Plus rarement un arthroscanner pour visualiser des lésions chondromalaciques articulaires.

L'I.R.M permet d'apprécier la qualité des tendons et des masses musculaires, l'existence d'une lame liquidienne témoin de l'inflammation locale.

Quel est le traitement ?

Le traitement est avant tout préventif.
Il faut mettre le patient au repos et instaurer un traitement associant une immobilisation, de la physiothérapie et des infiltrations locales de corticoïdes.

Pour soulager la douleur et contrôler l'inflammation, le repos est toujours indiqué en cas de geste stéréotypé : suppression des gestes aggravant la symptomatologie pendant 3 semaines.

Certains traitements physiothérapiques ont une action bénéfique hormis ionisation et ultra sons. Les massages transverses profonds sont effectués perpendiculairement au tendon pendant 15 mn.

L'infiltration ne doit pas être pratiquée en première intention chez les sportifs ou chez le travailleurs de force pour ne pas fragiliser les tendons.La chirurgie garde une place limitée dans le traitement del'épicondylalgie.

C'est toujours après l'échec d'un traitement conservateur de 6 mois a 1 an.
Le traitement doit être complet et comporte pour nous une désinsertion associée à l' allongement des épicondyliens, une épicondylectomie partielle, une arthrolyse humero-radiale. Dans certains cas une libération du nerf radial est associée.

L'immobilisation post opératoire se fait pendant 3 semaines dans une attelle avant de débuter la rééducation.