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Lifting de face interne de bras

La peau de la face interne de bras est très « sollicitée » dans les mouvements et les amaigrissements à répétition, ce qui explique que le nombre de ptoses cutanées (non justiciables d’une aspiration isolée) est plus grand que les hypertrophies graisseu

DÉFINITION, OBJECTIFS ET PRINCIPES

Lorsqu’il existe un relâchement de la peau à ce niveau, une lipoaspiration isolée ne peut suffire, et seule une remise en tension cutanée est susceptible de corriger le défaut : c’est le lifting brachial ou lifting de la face interne de bras.

 

 

 

 

 

L’intervention a alors pour but de réaliser l’ablation de l’excédent de peau, de réduire l’infiltration graisseuse sous-jacente et de redraper l’ensemble.

Ces lésions ne justifient pas une prise en charge par l’assurance maladie, à l’exception des  séquelles d’obésité (chirurgie bariatrique) qu peuvent, sous certaines conditions, être prises en charge par l’assurance maladie.

 

 

AVANT L’INTERVENTION

Un examen clinique minutieux permettra de définir le type d’intervention le plus approprié à votre cas (choix de l’incision, opportunité ou non d’une lipoaspiration associée).

Une information précise du déroulement de l’intervention, des suites et du résultat  prévisible sera faite lors de la première consultation. Notamment l’emplacement de la cicatrice résiduelle vous sera bien exposé.

Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.

Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention, si une anesthésie générale ou « vigile » est retenue.

 

L’arrêt du tabac est vivement recommandé au moins un mois avant et un mois après l’intervention (le tabac peut être à l’origine d’un retard de cicatrisation).

 

Aucun médicament contenant de l’Aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.

En fonction du type d’anesthésie, on pourra vous demander de rester  à jeun (ne rien manger, ni boire) 6 heures avant l’intervention.

 

TYPE D’ANESTHÉSIE ET MODALITÉS D’HOSPITALISATION

Type d’anesthésie : Le lifting de la face interne de bras peut être réalisé sous anesthésie générale, sous anesthésie locale complétée par des tranquillisants  administrés  par voie intra-veineuse (anesthésie « vigile ») voire, dans certains cas, sous anesthésie locale pure.

 

Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une discussion entre vous, le chirurgien et l’anesthésiste

 

Modalités d’hospitalisation : L’intervention peut se pratiquer en « ambulatoire », c’est-à-dire avec sortie le jour même après quelques heures de surveillance.

 

Toutefois, dans certains cas, une courte hospitalisation peut être préférable. L’entrée s’effectue alors le matin (ou parfois la veille dans  l’après midi) et la sortie  est autorisée dès le lendemain.

 

L’INTERVENTION

Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Différentes techniques ont été décrites.

 

L’infiltration adipeuse est corrigée par une lipoaspiration. L’excès de peau est enlevé, laissant une cicatrice dont l’emplacement et la longueur dépendent de l’importance de la distension cutanée et du type d’intervention choisie.

 

L’incision peut  être verticale, longitudinale, courant à la face interne du bras ou bien horizontale, dans un des plis de l’aisselle. Les deux types d’incisions peuvent  être associés.

 

 

 

Lifting de bras avec incision longitudinale le long de la face interne du bras : Ce type  d’intervention corrige  efficacement les excès cutanés et adipeux gênants et inesthétiques mais laisse une cicatrice verticale à la face interne du bras. 

Souvent  cette  cicatrice  reste  visible ce qui nécessite une sélection particulièrement rigoureuse des  indications opératoires, une bonne information  du (de la) patient (e) et le recueil d’un consentement réellement éclairé.

Compte tenu des inconvénients de ce type  de lifting du point de vue de la rançon cicatricielle on essaie de proposer, chaque fois que  cela est possible,  une  intervention, certes moins ambitieuse, mais plus acceptable d’un point de vue cicatricielle : il peut  s’agir, soit d’un lifting avec une incision isolée dans l’aisselle, soit d’une technique mixte associant une incision au niveau du creux axillaire et un segment vertical court de moins de 10 cm

 

 

Lifting de bras avec incision horizontale dans l’aisselle : Ce type d’intervention s’adresse à des patientes porteuses de lésions moins importantes avec un excès et un relâchement cutanés intéressant principalement le tiers supérieur du bras. 

 

 

Cette intervention s’adresse principalement aux relâchements cutanés importants avec une motivation clairement exprimée : outre  la gêne esthétique (gêne  pour porter des manches courtes  du fait de l’aspect fripé du bras), la motivation peut être aussi fonctionnelle (gêne à la mobilité ou à l’habillement, rougeur ou macération de la face interne du bras).

 

Une lipoaspiration première est effectuée chaque fois qu’il existe une infiltration graisseuse de la région.

 

La peau  en excès est ensuite retirée à la demande à partir d’une incision longitudinale le long  de la face interne du bras. L’importance et la topographie de cet excès auront été repérées et dessinées en pré-opératoire avec la collaboration du (de la) patient (e).

 

La durée de l’intervention est en moyenne d’une heure et demie. Elle est variable en fonction de l’ampleur des améliorations à apporter.

 

En fin d’intervention un pansement compressif est réalisé.

 

À partir d’une incision unique, horizontale, cachée  dans un des plis de l’aisselle et après qu’une lipoaspiration première ait été réalisée si nécessaire, on retire la peau en excès de la partie supérieure de la face interne du bras, la suture dans le creux de l’aisselle permettant de redraper la peau résiduelle vers le haut et dans la région axillaire.

 

La cicatrice résiduelle est habituellement peu visible mais le résultat morphologique est moins spectaculaire que  celui obtenu avec un lifting avec cicatrice verticale.

 

 

La durée de l’intervention est en moyenne d’une heure.

En fin d’intervention un pansement compressif est réalisé. Cette intervention étant  plus légère  que  la précédente elle

est pratiquement toujours réalisée en ambulatoire, soit sous anesthésie locale simple, soit sous anesthésie « vigile ».

 

 

Une telle intervention chirurgicale est certes moins ambitieuse que la précédente mais l’un des principaux intérêts de cette technique réside dans le fait que sa simplicité et sa légèreté permettent qu’elle soit répétée éventuellement une  à deux fois dans  les années  suivant  la précédente intervention ; la pratique de cette intervention itérative permettra d’améliorer le redrapage et le résultat à chaque fois, en fonction  notamment de la demande du (de la) patient(e), par une  résection cutanée complémentaire, une  amélioration du redrapage de la peau sans que la cicatrice ne soit allongée et notamment sans qu’elle ne sorte du creux axillaire.

 

 

Technique mixte ou technique combinée : C’est une synthèse des deux  méthodes précédentes dont elle réalise  un compromis tant  qu’en ce qui concerne les avantages que les inconvénients notamment pour la rançon cicatricielle. 

Cette technique associe une incision horizontale dans le creux de l’aisselle et une cicatrice verticale courte de moins de 10 cm à la face interne du bras.

 

APRÈS L’INTERVENTION : LES SUITES OPÉRATOIRES

La sortie aura  lieu en règle  générale le jour même ou le lendemain de l’intervention.

Dans les suites opératoires, des ecchymoses (bleus) et un œdème (gonflement) peuvent apparaître. Ils régresseront dans les 10 à 20 jours suivant l’intervention.

 

Les douleurs sont en règle générale peu importantes, limitées à quelques phénomènes de tiraillements et d’élancements bien couverts par les antalgiques usuels.

 

La période de cicatrisation peut s’avérer un peu désagréable du fait de la tension qui s’exerce sur les berges de la suture : durant cette période, il conviendra d’éviter tout mouvement d’étirement brutal.

 

Si un arrêt de travail est nécessaire, il tiendra compte de la nature de l’activité professionnelle. Un travail sédentaire peut, dans la plupart des cas, être repris rapidement, dans les jours qui suivent.

 

La pratique d’une activité sportive pourra être reprise progressivement à partir de la 4ème  semaine post-opératoire.

 

La cicatrice est souvent rosée pendant les trois premiers mois puis elle s’estompe en règle générale après  le 3ème  mois, et ce, progressivement pendant 1 à 2 ans. Cette évolution est fonction des propriétés intrinsèques de chaque patient.

 

Elle doit être protégée du soleil et des U.V pendant les trois premiers mois.

 

LE RÉSULTAT

Il est apprécié dans un délai de 6 à 12 mois après l’intervention.

On observe,  le plus souvent, une bonne correction de l’infiltration  graisseuse et du relâchement de la peau, ce qui améliore nettement la morphologie du bras. L’amélioration sur le plan fonctionnel est également très nette, surtout dans le cas du lifting avec incision longitudinale.

 

Les cicatrices sont habituellement visibles, principalement en ce qui concerne la composante longitudinale à la face interne du bras, qui n’est pas cachée  dans un pli naturel.

 

Grâce au perfectionnement des techniques et à l’expérience acquise, les résultats  de cette intervention se sont très net- tement améliorés.

 

Le but  de cette  chirurgie  est d’apporter une  amélioration et non  pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction.

 

Il s’agit néanmoins d’une chirurgie délicate pour laquelle la plus grande rigueur ne met en aucune manière à l’abri d’un certain nombre d’imperfections, voire de complications.

 

 

LES IMPERFECTIONS DE RESULTAT

Le plus souvent, un lifting de la face interne de bras correctement indiqué et réalisé rend un réel service aux patient(e)s avec l’obtention d’un résultat  satisfaisant  et conforme  à ce qui était attendu.

 

Cependant, il n’est pas rare que des imperfections localisées soient observées sans  qu’elles ne constituent de réelles complications :

• Ces imperfections concernent notamment la cicatrice qui peut être un peu trop visible, distendue, voire adhérente. En cas de tension excessive imposée aux sutures, la cicatrice peut présenter différents aspects disgracieux (hyper-pigmentation, épaississement, rétraction, adhérence ou élargissement). Si les cicatrices s’estompent bien en général avec le temps, elles ne sauraient disparaître complètement. A cet égard, il ne faut pas oublier que si c’est le chirurgien  qui réalise la suture, la cicatrisation elle, est le fait du patient.

Ainsi ces cicatrices sont soumises  aux aléas de toute  cicatri- sation, avec le risque  d’une évolution hypertrophique qui nécessitera un traitement spécifique.

 

• Les résultats de la lipoaspiration quant à eux peuvent être caractérisés  par une insuffisance  de correction,  une légère asymétrie résiduelle ou de petites irrégularités  de surface.

Ces imperfections de résultat  sont en général  accessibles  à un traitement complémentaire le plus souvent bénéfique :

« petites retouches » chirurgicales réalisées sous anesthésie locale simple ou locale approfondie. Cependant, aucune ré- intervention n’est indiquée avant le 6ème mois post-opératoire (stabilisation  du résultat).

 

LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES

Un lifting de la face interne de bras, bien que souvent réalisé pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte chirurgical, aussi minime soit-il.

 

Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.

En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera  lui-même  le patient  des risques  anesthésiques. Il faut savoir que  l’anesthésie induit dans  l’organisme des réactions parfois  imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.

Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immen- ses progrès ces vingt dernières  années,  offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

 

En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois  les supprimer complètement.

En effet, des complications peuvent survenir  au décours d’un lifting de la face interne  de bras qui constitue une des interventions les plus délicates de la chirurgie  plastique et esthétique.

Parmi ces complications envisageables, il faut citer :

• Les complications générales : les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), bien que globalement rares, sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l’incidence : port de bas de contention, lever précoce, éventuellement traitement anti-coagulant.

 

• Les complications locales :

- La survenue d’un hématome, en fait assez rare, peut justifier son évacuation afin de ne pas risquer d’altérer la qualité esthétique du résultat.

- La survenue d’une infection est favorisée par la proximité d’un pli naturel (gîte microbien  habituel)  et est prévenue par une hygiène pré et post-opératoire rigoureuse jusqu’à la cicatrisation complète. Son traitement peut faire appel, selon les cas, à une reprise chirurgicale, éventuellement un drainage et à une  prescription d’antibiotiques. Elle peut laisser des séquelles inesthétiques.

- La survenue d’un écoulement lymphatique persistant est parfois observée. Il peut se compliquer d’un épanchement (gonflement) qui peut  nécessiter une  ponction mais qui s’assèche le plus souvent sans séquelle  particulière.

- Un retard de cicatrisation peut  parfois être observé, qui allonge les suites opératoires.

- Une nécrose cutanée  peut exceptionnellement être observée. Elle est en règle générale limitée et localisée. La prévention de ces nécroses repose sur une indication bien posée et sur la réalisation  d’un geste technique adapté et prudent.

- Des altérations de la sensibilité, notamment la diminution de la sensibilité  de la face interne  du bras, peuvent  être observées : la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 3 à 6 mois après l’intervention.

 

CONCLUSION

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques  mais simplement prendre  conscience qu’une intervention chirurgicale, même  apparemment  simple, comporte toujours une petite part d’aléas.

 

Le recours  à un Chirurgien  Plasticien  qualifié  vous assure que celui-ci a la formation  et la compétence requises  pour savoir éviter ces complications, ou les traiter  efficacement le cas échéant.

 

 

Tels sont les éléments d’information que nous souhaitions vous apporter en complément à la consultation. Nous vous conseillons de conserver ce document, de le relire après la consultation et d’y réfléchir « à tête reposée ».

Cette réflexion suscitera peut-être de nouvelles questions, pour lesquelles vous  attendrez des  informations complémentaires. Nous sommes à votre disposition pour en reparler au cours d’une prochaine consultation, ou bien par téléphone, voire le jour même de l’intervention où nous nous reverrons, de toute  manière, avant l’anesthésie.